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Appel à communication / Cycle de Journées d’étude : Goûter, toucher, sentir : les autres sens de la critique d’art (1747-1939)

dernière mise à jour : 10/06/2020

Appel à communications / Cycle de trois Journées d’étude

Organisé par Laurence Brogniez, Université Libre de Bruxelles, Frédérique Desbuissons, université de Reims Champagne-Ardenne/HiCSA et Erika Wicky, université Lyon 2/LARHRA

 

Goûter, toucher, sentir : les autres sens de la critique d’art
(1747-1939)

le 20 novembre 2020, le 5 février 2021, le 9 avril 2021
 

  Voir l'intégralité de l'appel et les indications bibliographiques ici.


-    La critique d’art et le sens du goût : 20 novembre 2020 à la Bibliothèque Carnegie de Reims
-    La critique d’art et le sens du toucher : 5 février 2021 à la Maison des Arts de l’Université Libre de Bruxelles
-    La critique d’art et le sens de l’odorat : 9 avril 2021 au Musée des Beaux-Arts de Lyon

Les propositions de contribution (environ 300 mots) accompagnées d’une courte bio-bibliographie devront être envoyées avant le 1er juin 2020 à Laurence Brogniez, Frédérique Desbuissons et Érika Wicky.

 

Parmi les pistes de recherche que ce sujet peut ouvrir figurent notamment :
-    Les sens bas entre compétence et expérience : le rapport singulier que les sens bas entretiennent avec les savoirs et l’expérience mérite d’être exploré au sein de corpus critiques ; on verra, par exemple, comment les notations sensorielles peuvent évoquer soit l’expérience de l’atelier, soit un savoir plus corporel ou intuitif s’opposant à l’objectivité réputée de la vue.
-    La représentation des sens bas dans les œuvres : il s’agira alors d’observer la façon dont les sens bas sont considérés lorsque, faisant l’objet de représentations, ils s’adressent à l’œil.
-    La répression des sens à l’exposition : Ne pas toucher ! Cette injonction a marqué l’histoire des expositions d’art, mais aussi celle de leur réception critique; il s’agira d’observer comment les critiques d’art ont appréhendé et contourné les restrictions sensorielles.
-    Contribution de la critique d’art à la construction du sensorium classique : on étudiera la manière dont la critique d’art, en définissant de « bons usages » des sens à l’exposition, a participé à l’élaboration culturelle de formes perceptives d’une époque donnée.
-    Les corps en présence dans l’espace des Salons : la promiscuité joue un rôle important dans l’appréhension sensorielle du Salon et bien des critiques se sont emparés de ce thème jusqu’à en faire l’un des lieux communs de la modernité.
-    Registres sensoriels et débats esthétiques dans la critique d’art : opposant un réalisme rugueux, dégoûtant et puant à une peinture académique lisse, sucrée et savonnée, les critiques d’art convoquent abondamment les sens bas dans des métaphores destinées à exprimer leurs jugements esthétiques; il s’agira d’analyser ces ressorts de manière à mettre en évidence le potentiel des sens pour exprimer un jugement de goût.
-    La rhétorique des sens bas : ayant le pouvoir d’évoquer la force du dégoût ou du plaisir suscité par une œuvre, les sens bas sont au cœur d’une véritable rhétorique dont il importe d’observer et d’analyser le fonctionnement.
-    La critique genrée : femmes et sens bas : les préjugés qui gouvernent la hiérarchie des sens sont, à de nombreux égards, soumis à des dynamiques similaires à celles qui affectent la hiérarchie des genres ; discriminés au nom de leur dimension incarnée, de leur approche réputée moins intellectuelle, mais aussi de leur sensualité, le goût, le toucher et l’odorat sont ainsi souvent convoqués pour dénigrer les spectatrices et les femmes artistes, mais aussi sollicités par certaines critiques d’art pour singulariser leur discours.
-    Les modes d’incarnation de l’observateur·rice les sens bas ne sauraient être envisagés indépendamment du sujet qui éprouve ; on pourra ainsi analyser la façon dont la perception est comprise et décrite en fonction des postures adoptées par le critique.
-    Critique sensorielle et traditions culturelles : les conceptions évoquées ici étant indéniablement déterminées historiquement et culturellement, on pourra les interroger en adoptant une perspective comparatiste.
-    La critique d’art comme source pour l’histoire des sens : si les conceptions associées aux sens réputés bas nous permettent d’apporter un éclairage nouveau sur la critique d’art, celle-ci, en retour, nous renseigne sur l’histoire des sens, notamment en mettant en évidence les modèles sensoriels prévalant.
-    Sensorialité et sensibilité : envisager la critique d’art sous l’angle des sensibilités permettra de faire apparaître le lien entre l’évocation des sens bas et les émotions suscitées par les œuvres ou les seuils de sensibilité qu’elles transgressent.


 

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