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Séminaire de recherche Labex CAP / L’art déco, une modernité à rebours ?

dernière mise à jour : 10/02/2014

Séminaire de recherche Labex CAP

L’art déco, une modernité à rebours ?

Dans le cadre de l’exposition « 1925, quand l’art déco séduit le monde », L’institut national d’histoire de l’art (INHA) et la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA) organisent avec le soutien du Labex Cap (Créations, Arts, Patrimoines), un séminaire de recherche dont les quatre séances auront alternativement lieu sur leur site respectif de 14h à 18h00.



22 novembre 2013 (CAPA), 14h00, Auditorium de la Cité de l’architecture et du patrimoine
L’invention de l’Art Déco, le Moderne des postmodernes
Si l'Art Déco est aujourd'hui un courant très apprécié, il n'en a pas toujours été ainsi, et sa réévaluation n'a commencé que vers le milieu des années soixante. L'étiquette "Art Déco" elle-même a été inventée à ce moment-là et n'est donc pas contemporaine des objets qu'elle désigne. Peu à peu ensuite, des marchands, des amateurs, des historiens et des architectes se sont intéressés à ces créations longtemps oubliées, voire méprisées. Il convient aujourd'hui d'identifier les acteurs qui ont oeuvré à cette redécouverte et d'analyser les discours qui l'ont accompagnée. Le développement du discours postmoderne en architecture a ainsi joué un rôle majeur dans la réévaluation de l'architecture Art Déco et a contribué à mettre en évidence sa modernité en insistant sur le fait que celle-ci n'était nullement l'exclusivité des Modernes. A travers le monde, aux États-Unis notamment, cette définition d'une modernité alternative de l'Art Déco s'est accompagnée de démarches patrimoniales qui ont largement contribué à le redéfinir comme un style à la fois moderne, universel et adaptable aux différentes identités.

14h00 / Accueil par Guy Amsellem, président de la CAPA
Présentation générale du séminaire par Jean-Philippe Garric (Université Paris 1; HiCSA)
Présentation du thème de la séance par Elodie Lacroix (Historienne de l’art)
Les premières expositions sur l’Art Déco en France par Yvonne Bruhammer et Tim Benton (Open University)

Pause

Miami Art Deco redécouvert par Jean-François Lejeune (University of Miami)
L’Art Déco et la collecte des Archives d’architecture du XXe siècle par Gilles Ragot (Université Bordeaux III)


13 décembre 2013 (INHA), 14h00, Auditorium de la Galerie Colbert
Qu’est-ce qui sépare l’Art Déco du Modernisme en architecture et en design ?

Le Modernisme s’opposait à la décoration. Pour Le Corbusier, écrivant en mai et juin 1924, les arts décoratifs modernes (titre de l’exposition qui se préparait à Paris) étaient une aporie : ‘l’art décoratif’ représentait tout un système de classe, que l’ère machiniste était en train de démolir. Sa définition : ‘L’art décoratif moderne n’a pas de décor’.
Pour les organisateurs de l’Exposition internationale d’arts décoratifs et industriels modernes de 1925, la tâche consistait à faire revivre les industries françaises du luxe, en découvrant un nouveau style et un goût moderne capable de concurrencer les avancées accomplies par les Allemands dans l’industrialisation du mobilier. La décoration habile et sophistiquée était le clou de l’exercice. Mais la décoration ornementale s’accompagnait d’un enrichissement de la forme plus discret et subtil.

14h00 / Accueil par Philippe Sénéchal, directeur du département des études et de la recherche de l’INHA
Présentation du thème de la séance par Tim Benton (Open University)
Eileen Gray et Charlotte Perriand par Elise Koering (Historienne de l’architecture)
Pierre Chareau, et la maison de verre entre Art Déco et Modernisme par Marc Bedarida (Ensa Paris-la-Villette)
L’UAM par Evelyne Possémé (Musée des Arts décoratifs)

Débat animé par Rossella Froissart (Université de Provence Aix-Marseille)
Antimoderniste et Art Déco dans l’action de l’IFA par Jean-Philippe Garric (Université Paris 1, HiCSA)



17 janvier 2014 (CAPA) / 14h00, Auditorium de la Cité de l’architecture et du patrimoine
L’ornement Art Déco : « Chaîne des styles » et rupture moderniste.
Tandis que certains architectes ou théoriciens de l’entre-deux-guerres remettent en cause la possibilité d’un art décoratif moderne, les artistes décorateurs contemporains balancent entre rejet de la tradition et conciliation ; entre l’éviction de l’ornement et son intégration dans un système de signes propres à une société profondément bouleversée dans ses fondements économiques et culturels. Malgré des options esthétiques très diverses, ils partagent la volonté de créer un style nouveau à travers lequel l’époque, tout en s’y reconnaissant pleinement, pourrait sublimer son histoire, ses goûts et ses moeurs. Dans ce courant aux multiples facettes, on se propose de comprendre ce qui relève d’une synergie réussie avec l’avant-garde et ce qui peut être lu, à l’inverse, comme la simple reformulation de problématiques issues des dernières décennies du XIXe siècle et de l’Art nouveau en particulier.

14h00 /  Accueil par Laurence de Finance, directrice du Musée des monuments français à la CAPA
Présentation du thème de la séance par Rossella Froissart (Université de Provence – Aix-Marseille)
L’Art déco : sources et références par Laurence de Finance
De l’Art nouveau à l’Art déco : Maurice Dufrène et l’ornement par Jérémie Cerman (Université Paris IV Paris – Sorbonne)
L’ornement des autres modernes par Estelle Thibault (Ensa Paris-Belleville)
Visualité «saccadée» : l´ornement kaléidoscopique entre imaginaire scientifique fin-de-siècle et géométrie moderniste, par Lada Hubatova (Académie des arts, de l’architecture et du design, Prague)

Débat animé par Agnès Callu (Musée des arts décoratifs)



7 février 2014 (INHA) / salle Vasari, Galerie Colbert
Expansions internationales et formes régionales de l’Art Déco.

L’Art Deco dans ses confrontations aux avant-gardes du Mouvement moderne, mêlées d’oppositions et de porosités, a pu être décrit comme une autre modernité. Mais son expansion en fait aussi un autre style international, qui se décline à mesure qu’il s’étend. Car ce développement mondial, loin de reproduire indifféremment des formules uniformes, est au contraire marqué par sa propension au renouvellement et à l’hybridation, s’appropriant aussi bien des éléments iconographiques que des motifs ornementaux. Selon les situations de son déploiement, en Amérique, en Asie, en Europe, dans les grandes capitales ou dans des contextes plus régionaux, l’Art Deco se reformule.
 

14h00 / Accueil par Christine Mengin, conseiller scientifique pour l’histoire de l’architecture à l’INHA
Présentation du thème de la séance par Emmanuel Bréon (Cité de l’architecture et du patrimoine, Commissaire de l’exposition)

Discourse and Dissent: Art Deco in New York City par Nina Strizler-Levine (Bard Graduate Center, New York)
Anciens élèves de l’École des beaux-arts et transmission de l’Art Deco en Amérique du Nord par Isabelle Gournay (University of Maryland)
Architecture Art Déco en Chine par Françoise Ged (Cité de l’architecture et du patrimoine)
L’expression des provinces françaises à l’occasion des expositions de 1925, 1931 et 1937, entre modernisme et régionalisme : un art déco régional ? par Philippe Rivoirard (Architecte et historien de l’architecture, commissaire de l’exposition)

Débat animé par Tim Benton (Open University)

 

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