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Séminaire de recherche / Mondialisation

dernière mise à jour : 22/08/2013

Séminaire de recherche « Mondialisation »

organisé entre l’Université Paris 1 - HiCSA et le Centre Pompidou

 

Programme 2012 - 2013

Mardi 27 novembre 2012 de 18h à 20h / Bibliothèque Kandinsky
Stéphanie Dadour, ENSA Paris-Malaquais, lauréate de la bourse « Mondialisation » du Centre Pompidou, 2012.
Learning from : analyser l’Autre comme un tournant des idéologies Modernes en architecture. Une étude de cas dans le cadre de l’accrochage Modernités Plurielles du Centre Pompidou.
Dans l’optique d’un accrochage qui cherche en partie à proposer une lecture renouvelée de la modernité – à travers sa pluralité, entre autres  - comment procéder à une nouvelle classification des œuvres, voire à la création de nouvelles lectures ? Sachant que cet accrochage prévu pour la fin du printemps 2013 est composé d’une trentaine de salles catégorisées de manière plus ou moins thématique, souvent liées à des mouvements, je me suis intéressée à la salle 28 de l’accrochage, intitulée Architecture et Méditerranée. En architecture, la Méditerranée est une catégorie acceptée et reconnue, la Méditerranéité  étant une notion couramment utilisée. Dans cette perspective, comment éviter la répétition d’une histoire canonique écrite à partir d’un point de vue euro-centré et comment mettre en évidence les simultanéités, les croisements et les transferts opérés ?

Attention : le musée est fermé mardi. Vous serez accueillis à l’entrée du personnel (située à l’angle sud est du musée - entre la rue Beaubourg et la rue du Renard) entre 17h55 et 17h59. Un seul accès collectif à la Bibliothèque Kandinsky étant possible, nous vous remercions de votre ponctualité.

Mardi 18 décembre 2012 de 18h à 20h / INHA, salle Mariette
Mica Gherghescu, EHESS, lauréate de la bourse « Histoire de l’art » Centre Pompidou 2012.
Revues-réseaux
e texte manifeste “ABCD” sur lequel s’ouvre le premier numéro de juillet 1922 de la revue lyonnaise Manomètre dirigée par Emile Malespine, est un échantillon significatif pour le décloisonnement des frontières linguistiques sur le chemin de la « salade internationale » des langues « pimentée à la sauce anglaise » : « Leçon de grammaire : le cours a lieu au Terminus Hôtel, à Paris, à Nice, à Madrid, à Anvers, à Londres, etc… Pour continuer la liste, apprenez votre géografie. [sic] ». Les revues d’avant-garde ont longtemps entretenu cette porosité programmatique des frontières au nom d’un cosmopolitisme de l’esprit créateur et de sa diffusion internationale. Organisées en réseaux, structurées comme « plateformes », volontairement fédératrices, témoignant simultanément de différentes formes d’échange et d’émancipation internationale et de violents replis identitaires strictement localisés, les revues représentent l’un des outils herméneutiques privilégiés pour comprendre la dynamique plurielle et souvent transnationale des politiques culturelles et des pratiques artistiques. Une dynamique synchronique incluant une multitude générique, faite de plusieurs histoires intellectuelles superposées, de différentes formes de syncrétisme stylistique et d’invention technologique, de différentes communautés, de différentes inflexions idéologiques où les transitions entre les discours radicaux de l’avant-garde et les variables de la modernité artistique se déclinent sur des registres complexes. Dans cette intervention à travers quelques cas exemplaires de mixité théorique et éditoriale, je me propose de dépasser la redondance définitionnelle de la revue comme objet « relationnel » et de comprendre comment, en tant qu’objet documentaire, tout en gardant ses richesses contextuelles et ses contradictions, elle peut activer et canaliser une nouvelle manière de produire et de montrer des situations élargies du savoir.

Mardi 29 janvier 2013 de 18h à 20h / Bibliothèque Kandinsky
Hélène Meisel, Université Paris IV, lauréate de la bourse « Histoire de l’art » du Centre Pompidou 2011.
Biennale de Paris, Une tentative de cartographie
Fondée en 1959 et supprimée en 1985, la Biennale de Paris demeure relativement méconnue. Soucieuse de se distinguer de la prestigieuse Biennale de Venise et de la théorique documenta de Kassel, la manifestation s’était pourtant fixé une vocation expérimentale et prospective ambitieuse. Sa devise « jeune, interdisciplinaire et internationale » se vérifiait dans l’âge des participants limité à 35 ans, ainsi que dans l’intégration de nouvelles pratiques à sa programmation (performance, vidéo, installations multimédia, etc.). Le dernier des trois critères, en revanche plus complexe à estimer, nourrit la problématique de cette intervention.Bien que plus d’une quarantaine de pays ait pris part à la Biennale de Paris, 80% des 7000 participants furent occidentaux, français pour un tiers. Si des configurations politiques peuvent expliquer certaines absences, il semble que les critères d’évaluation, explicites ou implicites, aient également freiné la prise en compte d’un art extra-occidental. Sans doute attendait-on d’une « périphérie » suspectée de folklore ou de régionalisme qu’elle s’aligne, par cosmopolitisme, au style international – un art de salon normalisé. Mais au début des années 1970, la Biennale modifie son système de « recrutement » : un jury international supplante les commissaires nationaux, qui œuvraient jusque là sans concertation. Les archives de la Biennale de Paris conservées pour partie à la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou témoignent de cette réorientation. Un document surprenant fera notamment l’objet de cette présentation : un diaporama conçu en 1977 par Ángel Kalenberg pour contextualiser la section Amérique latine dont il était, cette année-là, le commissaire. Dans une perspective mêlant l’ethnographie à l’art, 240 diapositives brossaient un impossible panorama de l’Amérique latine, allant des ruines de Teotihuacan au Brasilia de Niemeyer.


Attention : le musée étant fermé les mardis, vous serez accueillis à l'entrée du personnel (située à l'angle sud est du musée - entre la rue Beaubourg et la rue du Renard) à 17h55. Un seul accès collectif à la Bibliothèque Kandinsky étant possible, nous vous remercions de votre ponctualité.

Mardi 26 février 2013 de 18h à 20h / INHA, salle Mariette
Emmanuelle Spiesse, Université Paris 1.
Quel(s) marché(s) de l’art pour les artistes visuels nigérians ? (Des années 1950 au début des années 2000)
Alors que la production artistique contemporaine est bouillonnante au Nigeria et ce depuis des décennies, cela semble bien peu perceptible sur la scène artistique internationale. En effet, même si El Anatsui, artiste ghanéen vivant au Nigeria ou Dilomprizulike, Nigérian vivant actuellement en Allemagne ont intégré les plus grandes expositions internationales, cette reconnaissance ne permet pas de questionner les stratégies qu’adoptent les différents artistes nigérians pour parvenir à sortir de ce qui peut être perçu comme une quasi invisibilité de ces derniers sur les marchés de l’art occidentaux.
Cette présentation s’inscrivant sur le temps long - une cinquantaine d’année - s’appuie sur un corpus important d’entretiens d’acteurs de l’art nigérians et donne à voir les différentes stratégies que mettent en place les artistes nigérians pour pénétrer ou tenter de pénétrer les différents marchés de l’art locaux, nationaux et/ou internationaux. Ainsi, formations et productions artistiques, capital relationnel, origine géographique, situation économique, sont-ils interrogés comme autant de paramètres déterminants dans les trajectoires d’artistes et dans la capacité de ceux-ci à se placer ou pas internationalement… Grâce aux facteurs locaux développés dans cette communication, quels sont les marchés auxquels peut accéder l’artiste nigérian ?

Mardi 26 mars 2013 de 18h à 20h / Bibliothèque Kandinsky
Katja Gentric, Université de Bourgogne.
Afrique du Sud.
Présentée par  Katja Gentric, cette séance s’articulera autour de l’étude des cinq artistes suivants : Robin Rhode, dont le travail peut prendre la forme de performances, de photographies, ou de films animés, montre des personnages dans de courtes séquences narratives où les objets tangibles sont rendus sous forme de dessin. De ce décalage entre deux réalités naissent des poésies visuelles tristes et engagées, de courtes fables. En disposant à même le sol des cônes de laine industriels, des jouets, des bouteilles vides qui évoquent les bâtiments d'une ville, Moshekwa Langa crée des paysages en fil de laine déroulé. Dans ses installations et ses collages, Langa construit un « espéranto personnel » en associant à son histoire personnelle, une fiction qui se déroule dans des espaces imaginaires. Dans de nombreuses œuvres qui allient signes cryptés, activité artistique et fiction, Willem Boshoff pousse à ses extrêmes la recherche d'une écriture. La plupart des objets qu’il façonne sont autant de dispositifs pour faire basculer la vision vers un ailleurs. Les sculptures d’Albert Munyai renvoient aussi bien à une mythologie née d’histoires transmises par ses aînés qu’à des moments visionnaires. Munyai propose un aller-retour perpétuel entre le monde de ses ainés et celui auquel il appartient. Enfin, les dessins de Tito Zungu avaient pour objet de décorer des enveloppes envoyées à des proches vivant dans des régions éloignées. C’est pour parler de cet espace séparant deux personnes que Zungu développe son vocabulaire visuel. Ces cinq artistes de génération différente n'auraient a priori rien en commun s'ils n'étaient pas nés dans le même pays, l'Afrique du Sud et s'ils n'avaient pas choisi de comprendre leur "faire" comme une activité artistique. Cette séance de séminaire est l'occasion de vérifier un vocabulaire, de mettre à l'essai certains mots pouvant créer un dialogue entre les travaux de ces artistes.

Mardi 23 avril 2013 de 18h à 20h / INHA, salle Mariette
Cecilia Braschi, HiCSA, Paris 1
Modernismo en revue. L’architecture brésilienne dans les revues d’art et d’architecture françaises et brésiliennes, 1945-1960
Après 1945, les revues d’art et d’architecture constituent un espace privilégié de rencontre entre l’Europe et l’Amérique du sud, tandis que, en France comme au Brésil, le débat autour de l’architecture et de la fonction social des arts s’enrichit d’un nouveau dialogue international.
En France, les revues l’Architecture d’aujourd’hui et Art d’aujourd’hui affichent un intérêt inédit vers l’Amérique du sud, et tout particulièrement vers le Brésil. Les articles et les numéros monographiques qu’elles dédient à ce pays accompagnent l’évolution du regard que la critique française porte sur la production brésilienne, tout en manifestant les enjeux qui animent les intellectuels français à son égard.
Parallèlement, au Brésil, de nouvelles revues d’art et d’architecture (Habitat, Módulo, Brasil Arquitetura Contemporânea, Arquitetura & Decoração) structurent dès 1950 l’espace d’un débat culturel local, dont l’architecture demeure la discipline dominante et le catalyseur. S’appropriant pour la première fois la présentation et la critique de la production nationale, ces revues en conditionnent progressivement la perception internationale.
Désigné d’abord comme « terre de beauté contrastées » (Zweig) où l’architecture fleurit « comme une plante tropicale » (Giedion) élevée grâce à « la leçon de Le Corbusier » (Bloc), le Brésil s’affirme dans l’espace de deux décennies, grâce au dialogue international offert par les revues, comme le « pays historiquement condamné au moderne » (Pedrosa), ce que la création de Brasilia, en 1959, ne servira qu’à corroborer.

 Mardi 4 juin 2013 de 18h à 20h / Bibliothèque Kandinsky
Christine Ithurbide (Laboratoire SEDET, Paris-Diderot) présentera :
Mondialisation et territoires de l'art contemporain indien
Cette présentation propose d'interroger l'émergence et la transformation des territoires de l'art contemporain en Inde dans un contexte de mondialisation croissante des échanges artistiques. Comment depuis la fin du XIXe siècle les capitales artistiques de l'Inde se sont-t-elles formées et insérées dans des réseaux artistiques internationaux ? Autour de quels réseaux d'acteurs (mécènes, artistes, curators) locaux et internationaux ? Dans quelle mesure l'insertion des villes dans des dynamiques mondialisées a-t-elle transformé les lieux et les pratiques artistiques ? Comment enfin ces nouvelles pratiques artistiques contribuent-elles à la transformation des espaces urbains et à l'émergence d'une nouvelle industrie et économie de l'art ?
Afin de comprendre les origines et les évolutions de la spatialité de la scène artistique indienne, cette étude reviendra sur la constitution des réseaux de lieux (sociétés artistiques, écoles, musées et galeries publiques) et d'acteurs (artistes, mécènes) de la fin du XIXe siècle à l'Indépendance de l'Inde 1947. Si Calcutta apparait comme épicentre de la modernité indienne, où se croisent artistes du Bauhaus ou du Japon, Bombay émerge progressivement comme l'autre capitale, commerciale, industrielle et artistique.
La scène artistique indienne connaît ensuite un véritable essor des années 60 à nos jours, l'émergence de nombreux mouvements régionaux mais aussi de nouveaux liens avec les capitales artistiques d'Europe, d'Amérique du Nord (Paris, New York) et d'Amérique du Sud. Les premières structures modernes du marché de l'art apparaissent dans plusieurs pôles urbains et témoignent de la continuité et des ruptures avec le système de patronage de la période coloniale. Le cas de Bombay sera plus particulièrement étudié, afin de comprendre la formation de nouveaux quartiers artistiques.
Les années qui suivent la libéralisation économique, annoncent d'importants changements dans les métropoles autour desquelles s'articule une grande partie la production artistique contemporaine. La professionnalisation du marché de l'art et l'émergence d'un écosystème autour de cette industrie entraînent une diversification et spécialisation des espaces artistiques urbains. D'autre part, la volonté d'insertion dans le réseau des capitales artistiques internationales s'affirme avec l'ouverture de nouvelles foires, biennales et musées de classe mondiale (KmoMA, CoCCA..). Plusieurs remarques sur les politiques artistiques publiques actuelles amèneront à s'interroger sur les défis qui attendent la scène artistique indienne contemporaine.

Mardi 25 juin 2013 de 18h à 20h / INHA, salle Jullian
Rencontre-conversation avec des artistes.

 
 

 

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