École doctorale  

Séminaire doctoral / Cas d’espèce, De la figure animale dans les pratiques contemporaines

dernière mise à jour : 16/11/2012

Séminaire doctoral

 

Cas d’espèce. De la figure animale dans les pratiques contemporaines

2011 - 2012

Musée de la Chasse et de la Nature, en collaboration avec le centre de recherche HiCSA
de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne



Sous la direction de Marion Duquerroy, doctorante en histoire de l’art contemporain à l’université Paris I, Panthéon-Sorbonne et Claude d’Anthenaise, directeur du musée de la Chasse et de la Nature

 

Voir le détail des séances 2012  ici.

 


Séance 2 / le mardi 13 décembre 2011 à 18h30

musée de la Chasse et de la Nature


Anne Simon - chargée de recherches au CNRS - s'entretiendra avec Marie Darrieussecq - auteur- sur les
Enjeux de l'animalité dans le roman contemporain.



Que signifie, aujourd’hui, la multiplication de la figure animale dans la production artistique contemporaine ? Partant de cette question basée sur un constat empirique, ce séminaire de cinq séances propose de revenir sur les différentes formes, aussi bien plastiques que littéraires, qui tendent à démontrer que le territoire de l’animal s’est considérablement élargi. Il se poursuivra, les 11 et 12 juin 2011, par deux jours de colloque à l’institut national d’Histoire de l’art sur le thème : Que la bête meure : l’animal et l’art contemporain.

Déjà les textes de Félix Guattari et Gilles Deleuze proposaient une relecture de notre rapport à la faune en faisant évoluer l’homme et son futur vers un « devenir-animal ». Au même moment, Jacques Derrida présentait, pour sa part, l’animal et sa singularité comme révélateur de l’humanité. C’est bien ici non pas l’animal pour lui-même qui intéresse le discours postmoderne et les artistes mais bien ce qu’il permet de faire jaillir de l’homme, ce qu’il nous donne à lire sur notre condition. Croisant les frontières, l’homme, face à l’énigme animale, cherche à se glisser sous sa fourrure, que ce soit par l’imaginaire et les mots – comme dans le roman Truismes de Marie Darrieusecq – ou physiquement, par l’utilisation de la science lorsque – au cours d’une performance – Marion Laval-Jeantet se fait transfuser le sang d’un cheval. L’animal peut aussi être une piste, une trace à suivre pour permettre à l’homme de recouvrer son entité première, sa relation directe à la nature aussi bien par le prisme de la bestialité que par les références classiques à la beauté. C’est ce rapport ambigu qu’illustre la série photographique Le Chien Jaune (2005) de Christophe Bourguedieu prise lors d’une journée de battue.

Révélateur enfin des tourments de l’homme et de sa psychologie, l’animal hante les oeuvres pour mieux définir nos maux et peurs comme le montrent les apparitions équestres de Marc Desgrandchamps, surgissant dans ses peintures telles des vanités ou des figures cauchemardesques. Et c’est bien dans ce grand chaos engendré par une société qui semble aller trop vite, en prise à d’insolubles problèmes écologiques, tandis que ne cesse de se brouiller la limite entre nature et culture, que le motif du cabinet de curiosités refait surface. Mêlant esprit scientifique et désir esthétique, il permet de figer cette nature, d’arrêter le temps, pour mieux la classifier. Naturalisé ou en peluche, épinglé ou conservé grâce aux technologies modernes, l’animal, naturel ou artificiel, revient sur le devant de la scène artistique suivant la tradition du collectionnisme. En attestent les photographies de cabinets contemporains figurant dans l’ouvrage que leur consacre Emmanuel Pierrat, ou encore à travers l’humour et la fraicheur que diffusent, entre autres, les petites compositions d’Yves Yacoël.contemporaines.

 

Voir le programme des séances ici.

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