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Dialogues : archives et histoire. De l’image fixe au film : théories et pratiques

dernière mise à jour : 31/01/2011

Dialogues : archives et histoire. De l’image fixe au film : théories et pratiques


Séminaire de master 2


Sylvie Lindeperg


Lundi 15h00-18h00, salle Jullian (1er étage)

 


La photographie et le cinéma, depuis qu’ils existent, n’ont cessé de se croiser et de s’enrichir mutuellement. Ce séminaire de recherche se propose, dans une perspective historique et esthétique, d’examiner les liens qui nouent ces deux pratiques. Il s’agira, à travers des analyses d’exemples pris dans des périodes et des productions différentes, de tenter de caractériser les grandes tendances des relations entre images fixes et animées, et ce essentiellement dans le cadre de représentations documentaires. Une attention particulière sera portée aux réalisations qui cherchent à générer des savoirs d’ordre historique sur le passé. Ce séminaire  sera associé à celui de Laurent Véray (Université Paris-Ouest-Nanterre/BDIC).


Calendrier


24 janvier 2011 /  introduction du séminaire (Sylvie Lindeperg de Paris I, Laurent Véray de Paris Ouest) suivie de l’intervention de Laurent Mannoni (directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française) : Comment est née la chronophotographie ? La fusion de la méthode graphique et de la photographie a engendré un nouveau procédé, la chronophotographie, qui a permis dès 1882 de saisir d’une façon précise les différentes phases du mouvement animal et humain. Le physiologiste Etienne-Jules Marey réalise avec ce procédé, à partir de 1889, les premiers films de l’histoire du cinéma. La postérité scientifique, technique et artistique de cette fusion est de nos jours représentée dans la « performance capture » mise en œuvre par exemple dans Avatar.

31 janvier 2011 / présentation par Laurent Guido (professeur à la section d'histoire et esthétique du cinéma de l’université de Lausanne) de l’ouvrage qu’il a codirigé avec Olivier Lugon : Fixe/Animé. Croisements de la photographie et du cinéma au XXe siècle, Lausanne, éditions L’Âge d’Homme, 2010.

7 février 2011 /  Laurent Le Forestier (professeur à l’Université de Rennes 2) : De la correspondance des arts mécaniques : éléments pour une étude des discours théoriques sur les liens entre cinéma et photographie en France, après la Seconde Guerre mondiale.

14 février 2011 /  François Albera (professeur à l’Université de Lausanne) /Boris Lehman (photographe et cinéaste ; voir son site : www.borislehman.be). « Boris Lehman, photographe-cinéaste ». Le cinéaste belge Boris Lehman est photographe bien qu’il ne bénéficie pas de la reconnaissance sociale de cette pratique pourtant quotidienne ; il peut donc dire qu’il n’est pas un  photographe. Boris Lehman documente sa vie à la fois par le film et par la photographie, dès lors, ces deux médiums trouvent à échanger leurs rôles : photographies filmées dans un film, mises en mouvement, photogrammes de photographies filmées, images en mouvement arrêtées dans un livre. Dans cette œuvre la photographie institue dans le temps du film – son présent – un passé proche ou lointain, qui n’est pas celui du narrateur mais celui de l’histoire d’où il vient, celle qui l’a précédé, celle qu’il n’a pas vue se dérouler et qu’il ne peut apercevoir qu’en se retournant, médusé.

28 février 2011 / Jean-Louis Comolli (cineaste, critique, essayiste) : Cadres et corps.

14 mars 2011 / Jérôme Prieur (cinéaste, écrivain) : réflexions autour des  films René Char. Nom de guerre Alexandre (2006) et Le Mur de l’Atlantique (2010)

21 mars 2011 / Henri-François Imbert (cinéaste) /Vicente Sanchez-Biosca (professeur à l’Université de Valence, Espagne) : réflexions autour du film No Pasaran. Album souvenir (2003)

28 mars 2011 / Alain Jaubert (cineaste, écrivain) / Sylvie Lindeperg (professeure à l’Université de Paris I) : réflexions autour du film Auschwitz, l’album la mémoire (1984)

4 avril 2011 / Susana Sousa De Dias (cinéaste) / Michel Poivert (professeur à l’Université de Paris I, sous réserve) : réflexions autour du film 48 (2010)

Séances supplémentaires ouvertes aux étudiants de Paris1 (le lieu sera communiqué ultérieurement) :
9 mai 2011 (date à confirmer) : Alain Cavalier (cinéaste) / Amanda Robles (ATER à l’Université de Nancy) : réflexions autour du film Libera me (1993) 
16 mai 2011 : André Gunthert (maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales ; dirige le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine, ses travaux actuels portent sur les formes visuelles de la culture populaire et les nouveaux usages des images numériques ; son blog : http://culturevisuelle.org/icones/) : réflexion sur l'iconographie atomique en revenant à la question centrale des « histoires (ou récits) qu'on fait raconter aux images. The Day the Earth Stood Still. Que savons-nous de nos mythes ? La comparaison des deux versions de The Day the Earth Stood Still (1951, Robert Wise/2008, Scott Derrickson), à 57 ans d'intervalle, permet de montrer simultanément comment le cinéma se fait l'expression des mythes contemporains, comment la fiction permet d'identifier les peurs sociétales, mais aussi à quel point le caractère implicite de ces mécanismes fait du public le jouet de mutations narratives jamais perçues comme telles.

 

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