axes de recherche  Arts : processus créatifs  

Expériences et pensée artistique : création, transmission et sociabilité

dernière mise à jour : 10/09/2012

Atlas des villes des Trois Gaules

Composante : Mondes romain et médiéval
Nature du projet : fouilles et programme de recherche
Responsable : Françoise Dumasy

Dans la continuité des choix stratégiques antérieurs, plusieurs programmes se poursuivront pour la période 2010-2014. Dans le domaine de l’archéologie gallo-romaine, la finalisation de l’ « Atlas des villes des Trois Gaules » renforcera la collaboration avec les services régionaux et territoriaux de l’archéologie, l’INRAP et le CNRS, et s’appuiera sur les travaux menés par les étudiants qui y trouveront un cadre très stimulant pour la discussion et la publication de leurs recherches. Ce programme pourrait s’étendre aux cités gallo-romaines d’Allemagne, de Belgique et de Luxembourg, favorisant ainsi les échanges avec les pays européens. Un autre point fort la poursuite du programme tri-annuel de fouilles programmées à Argentomagus – Saint-Marcel (Indre), sous la direction de M. Sindonino (INRAP), dont la vocation a été de disposer d’un chantier-école pour les étudiants de masters de l’UFR 03.

La figure et l’espace du prince. L'effigie princière dans la cité

Composante : CHAR
Nature du projet : Colloque international organisé par le Kunsthistorisches Institut en collaboration avec le CHAR, Florence, Kunsthistorisches Institut, 2012
Responsables : Philippe Morel et d’Alessandro Nova

Guerre et paix : autour d'Henri IV (1553-1610)

Composante : CHAR
Nature du projet : Colloque international Paris, INHA, 2010
Responsables : Luisa Capodieci et Colette Nativel

À l’occasion de l’exposition, qui aura lieu au musée du Louvre en 2010 pour célébrer le quatrième centenaire de la mort d’Henri IV, le CHAR organise un colloque international consacré à la vie artistique dans la France d’Henri IV.
Afin de mieux saisir les enjeux multiples de cette question, ce colloque ne se limitera pas aux années du règne, mais se propose de suivre les étapes qui scandent le parcours du prince, puis du roi dans la France déchirée par les guerres de religion. De la jeunesse à la cour des Valois, jusqu’aux « noces vermeilles » et, afin d’envisager son héritage, au commencement de la régence de Marie de Médicis, ces journées voudraient engager, en croisant des approches différentes, une réflexion sur la fonction des pratiques artistiques dans une époque parcourue par d’innombrables tensions.
Dans un souci de contextualisation politique et culturelle, qui prendra compte en particulier de l’apport des artistes venus du nord et du sud de l’Europe, on explorera les sources textuelles, les débats philosophiques et scientifiques et les modèles iconographiques qui ont contribué au développement des arts entre les dernières décennies du XVIe siècle et les premières du XVIIe : les lettres, l’érudition antiquaire, l’architecture, la sculpture, les grands décors, les portraits officiels ou mythologiques, les fêtes.

Voir l'au-delà. Contemplation et extase béatifique, vision et apparition miraculeuse dans l’art de la Renaissance

Composante : CHAR
Nature du projet : Colloque international organisé en collaboration avec le Kunsthistorisches Institut de Florence et avec le CHAR, Paris, INHA – Tours, CESR, 2011
Responsable : Maurice Brock, Philippe Morel et Alessandro Nova

Conditions de l'œuvre d’art, de la Révolution française à nos jours

Composante : CIRHAC
Nature du projet : Ouvrage collectif et table ronde
Responsables : Catherine Wermester et Bertrand Tillier

Ce projet vise à définir les conditions de création, de diffusion et de réception, qui légitiment l’œuvre d’art plastique en tant que telle, l’inscrivent dans des hiérarchies et la pérennisent. Quelles sont les opérations par lesquelles un objet ou une action se trouvent légitimés, à un moment et dans un espace donnés, comme œuvre d’art? Qu’est-ce qui fait l’artiste et consacre son œuvre en tant que telle? Œuvre, artiste, cette terminologie est-elle toujours valide? N’est-elle pas déjà un jugement de valeurs, une hiérarchisation ou un outil de discrimination? Quand et à quelles conditions parler d’art, d’œuvre, de travail, de production ou de pièce? Peut-on s’en remettre à des définitions stables et permanentes quand l’art est devenu « cet autre chose », selon les termes de Roger Caillois? Au début du XXe siècle, avec sa Fountain, Marcel Duchamp affirmait que la reconnaissance impliquait des parcours obligés conditionnés par des croyances, des réseaux, des «mondes de l’art» coopérant ou s’affrontant, pour conforter des paradigmes ou en établir de nouveaux.

Nous disposons aujourd’hui d’études, dont certaines font autorité. Fruit des recherches d’historiens de l’art, de culturalistes, de sociologues, d’anthropologues, elles ciblent généralement un champ précis (la critique d’art, les politiques culturelles ou les institutions publiques), une ère chronologique déterminée (la monarchie de Juillet, le Second Empire, la IIIe République ou le Front populaire), une institution (le Salon, le musée, les FRAC) ou un groupe social (les artistes, les marchands ou les mécènes), analysés avec des grilles de lecture et des outils souvent monodisciplinaires. Ainsi, dans son ouvrage sur la postérité de Van Gogh, Nathalie Heinich insiste sur la sociologie comme garante de sa rigueur méthodologique, au détriment des approches de l’histoire de l’art et de l’esthétique. De même, dans les travaux qu’il a récemment consacrés à la notion actuelle d’innovation artistique, Pierre Menger s’inscrit dans la perspective d’une sociologie du travail.L’ouvrage projeté se propose de croiser les approches de l’histoire culturelle, esthétique ou politique de l’art et les corpus (les œuvres, les textes, les pratiques…), les notions et les périodes (de la Révolution française à nos jours), réunis en un outil transdisciplinaire constitué d’entrées thématiques et notionnelles, augmentées d’une bibliographie indicative et de corrélats propres aux ouvrages de référence. L’équipe regroupera une trentaine de collaborateurs dont plusieurs membres de l’EA 4100 HiCSA.

Table des entrées de l'ouvrage :

  1. Galerie/Marchand/Agent
  2. Ecole des Beaux-Arts/Académies
  3. Café/Brasserie/Cabaret [comme lieux d’élaboration des discours et de construction des milieux, sociabilités…]
  4. Mécénat privé/d’entreprise
  5. Genres/Sujets
  6. Conservateur/Commissaire d’exposition
  7. Histoire de l’art
  8. Public/Publics
  9. Expositions universelles/internationales [pavillons nationaux, sélection, salles, expositions à périodicité longue…]
  10. Collections/Collectionneurs/Méga-collectionneurs
  11. Commande [1%, commande publique, religieuse, privée…]
  12. Caricature/Parodie/Pastiche/Citation [publicité…]
  13. « École »/écoles [française, Barbizon, de Paris…]
  14. Villes/Centres-périphérie/Axes/Constellations/Rivalités
  15. « -ismes »/Labels de l’art/Labellisations
  16. Matériaux/Dématérialisation
  17. Scandale/Censure
  18. Utilité
  19. Restauration
  20. Film
  21. Livret/Catalogue/Cartel
  22. Architecture
  23. Jury/Commissions…
  24. Concours
  25. Faux
  26. Ateliers privés
  27. Espace public [de la sculpture à l’in situ]
  28. Revues/Journaux/Critiques
  29. Musée/« Salle… »
  30. Atelier
  31. Biographie
  32. Fiction [romans, nouvelles…]
  33. Tradition/Innovation
  34. Maisons et musées d’artistes
  35. Fondations [d’artistes, de collectionneurs, de galeristes…]
  36. Signature/Cachet…
  37. Mémoires/Souvenirs/Correspondance/Écrits d’artiste
  38. Majeur/Mineur
  39. Régionalismes/Provincialismes
  40. Foires, biennales…
  41. Formats/Supports
  42. Copie/Reproductions [peinture, sculpture, gravure, photographie…]
  43. Académie (art d’)/Art officiel
  44. Influence(s)
  45. Cadre/Socle
  46. Expertise
  47. Récompenses
  48. Accrochage
  49. Original/Multiples
  50. Produits dérivés
  51. Elève/Disciple
  52. Pavillon [privé]
  53. Exposition personnelle/Exposition collective
  54. Manifestes
  55. Académie/Institut [être membre]
  56. Prix de Rome
  57. Rétrospective
  58. Monographie/Catalogue raisonné
  59. Entretien avec l’artiste, reportage, témoignage…
  60. Autodidaxie
  61. Subvention publique/Bourse
  62. Admiration/Reconnaissance [immédiate, différée]
  63. Groupes
  64. Enchères
  65. Cote/Kunstkompass
  66. Pétition
  67. Enquête
  68. Banquet
  69. Colloque/Rencontres
  70. Titres et fonctions [de l’artiste]
  71. Toponymie
  72. Cérémonies/sépultures/éloge funèbre
  73. Dictionnaire (généraux, spécialisés…) et encyclopédies
  74. High and Low
  75. Legs, donations, dations…
  76. Littérature grise
  77. Archives [d’artistes]
  78. Friches et squats d’artistes

« L'art mystique est-il possible ? » Un dialogue entre le romantisme et les années 1970

Composante : CIRHAC
Nature du projet : programme de recherche
Responsables : Sophie Delpeux et Julie Ramos

Ce programme qui sera une continuation du travail de recherche entamé en 2008 (cf. projet sélectionné et subventionné par le Conseil scientifique de l’Université Paris 1) vise à combler une lacune dans l’étude des arts aux XIXe et XXe siècles : la spiritualité et la manière dont elle innerve l’art et la société. S’il s’agit d’étudier comment l’héritage du romantisme survit à la seconde guerre mondiale et comment les utopies inaugurées au XIXe siècle trouvent un nouvel écho dans les pratiques artistiques des années 1970 — en particulier au sein du happening, de la performance ou du land art —, ce programme vise aussi du point de vue de sa méthode transdisciplinaire à élaborer un cadre d’interprétation pour un champ chronologique plus vaste. Notre ambition est de susciter des recherches autour de problématiques connexes, tout en constituant une base de référence sur les périodes concernées. Si la survivance du romantisme a surtout été examinée à travers le prisme d’une certaine idée de la modernité et d’une histoire de l’abstraction qui conduirait idéalement aux avant-gardes, la visée de ce programme de recherche innovant est d’envisager un dialogue inexploré autour d’une image plus ouverte du romantisme. Les artistes des années 1970 partagent avec leurs aînés du début du XIXe siècle un rapport au monde, et parfois un idéal d’absolu, proches. Ces pratiques et les outils de leur interprétation invitent en retour à s’interroger sur les formes autour de 1800 et leur histoire consacrée. Trois axes de recherche sont envisagés pour approcher ces points de convergence: l’artiste comme voyant, l’artiste comme chamane; l’artiste comme renonçant; Occident/Orient.

Tradition artistique, "tradition" africaine et invention.

Composante : Arts d’Afrique
Nature du projet : recherches
Responsable : Jean Polet

La recherche sur les arts de l’Afrique centrale se poursuit, désormais en lien avec le musée de Tervuren, où J. Volper vient d’être recruté. En outre des liens viennent de se créer avec l’université de Ouagadougou (J. Ky) qui vont permettre de travailler sur les influences chrétienne et musulmane dans l’iconographie.

Art rupestre, iconographie et mégalithisme au Cameroun

Composante : Arts d’Afrique
Nature du projet : recherches
Responsable : Jean Polet

Initiée par J.-P. Notué, professeur d’Histoire des arts de l’Afrique à l’université de Yaoundé, cette recherche de terrain est en train de mettre au jour tout un ensemble mégalithique sculpté, encore inscrit dans le fonctionnement social de sociétés qui continuent à les ériger, mais ayant jusqu’ici échappé aux recherches antérieures. Ce programme bénéficie d’un financement de l’IRD.

Cinéma : expériences et pensée artistique

Composante : CERHEC
Nature du projet : programmes de recherche

Responsable Nicole Brenez : recherche et programmation sur le cinéma des avant-gardes et l’art expérimental contemporain conduit par Nicole Brenez, en coopération avec  l’association les Trois Lumières.

Responsable Stéphane Goudet : poursuite des recherches sur Jacques Tati, avec un nouvel axe génétique, suite à la découverte de scénarii inédits de Tati et René Clément.

Responsable Sylvie Lindeperg : séminaire mensuel interuniversitaire du groupe « Théâtres de la mémoire » (Sylvie Lindeperg pour le CERHEC ; Christa Blumlinger, Michèle Lagny et Sylvie Rollet pour l’Ircav de Paris 3). Ce groupe de recherches est né du désir d’explorer les relations entre cinéma, histoire et mémoire, en réunissant des chercheurs (enseignants, jeunes docteurs et doctorants) dans une perspective permettant une approche pluridisciplinaire (esthétique, histoire, sociologie). La question des déplacements (de sens, de regards, de langues, d’identités, de frontières) autour du  thème « mémoires et personnes déplacées » constituera l’axe principal des réunions du séminaire qui se tiendra à l’INHA.

Responsable Sylvie Lindeperg : programme de recherche sur le statut, le réemploi et la migration des images d’archives au cinéma qui prolongera ses recherches antérieures sur l’élaboration d’une histoire des regards (travail couplé avec le cycle de conférences « Histoires d’archives » qu’elle présentera au Centre Beaubourg en 2008-2009).

Responsable Christian Viviani : le GRAC  (Groupe de Réflexion sur l’Acteur de Cinéma), créé par Christian Viviani en 2008, rassemblera doctorants, enseignants et chercheurs d’origines universitaires diverses (ENS, Paris 3, Paris 8, Paris 10, Lyon 2, Caen) grâce à plusieurs matinées de travail annuelles organisées à l’INHA sur la problématique de l’acteur.

Ecoles d'architecture

Composante : AVD (Architecture, Ville, Design)
Nature du projet : programme de collaboration
Responsable : Claude Massu

Des liens existent avec certaines écoles d’architecture dont les laboratoires de recherche sont particulièrement orientés sur des questions d’histoire de l’architecture : écoles d’architecture de Nancy, Lille, Paris-Malaquais. Des collaborations avec d’autres écoles d’architecture sont envisagées, par exemple, avec l’Ecole spéciale d’architecture (ESA). L’équipe accueille de nombreux doctorants architectes. Parallèlement à la création d’un doctorat en architecture dont les contours scientifiques restent à préciser, l’équipe accueille une part importante de la recherche en histoire de l’architecture contemporaine menée dans le cadre universitaire français.

Plusieurs thématiques de recherche nouvelles sont d’ores et déjà ouvertes : réflexion sur la modernité architecturale, historiographie de l’architecture moderne, architecture et modernité aux Etats-Unis depuis 1870, représentations de l’architecture contemporaine (photographies, dessins, projets), expositions d’architecture.

Outils, gestes, matériaux et procédés en arts graphiques

Composante : CRPBC
Nature du projet : programme de recherche
Responsable : Claude Laroque

La fabrication des papiers en Asie et au Moyen-Orient

Le développement de l’industrie papetière est l’une des composantes majeures de l’évolution des sociétés en Orient comme en Occident. Alors que les travaux sur l’essor de l’industrie papetière européenne sont nombreux, il existe très peu de littérature sur les origines de la fabrication des papiers en Asie et au Moyen-Orient. Connaître les sources et les évolutions de cette industrie permet d’en mieux comprendre les développements européens. De type historique et documentaire, cette recherche vise à mettre en perspective la variété des outils et des procédés utilisés en Asie, leur évolution en Asie centrale, au Moyen et Proche Orient avant leur développement en Europe.

Matières, outils, procédés du dessin et l’écriture

La reconstitution de procédés anciens est au cœur de ce thème de recherche. Elle concerne les matériaux du dessin et de l’écriture et fait appel à une approche à la fois histoire et technologique.

Caractérisation des papiers : la série des Cambodgiennes de Rodin

D’un point de vue général, la caractérisation des papiers est un outil qui fait défaut aussi bien au restaurateur qu’au conservateur. En considérant un corpus restreint de dessins bien répertoriés de Rodin, cette recherche vise à terme la mise au point une méthode à la fois descriptive et analytique de caractérisation des papiers en général.

Matériaux et procédés techniques employés par Victor Hugo

L’analyse des matériaux et des procédés renseignent sur le geste de l’artiste. La mise en évidence d’une topologie caractéristique est ici envisagée dans le cas de dessins de Victor Hugo.

Les Technologies picturales : Outils, gestes, matériaux et procédés

Composante : CRPBC
Nature du projet : programme de recherche
Responsable : William Whitney

L’objet est à la fois matière et image

Les objets sont par essence dotés d'une matérialité unique et d’un potentiel de production d’images. La matière de l’objet est la matrice de l'image. L’image qui nous intéresse est celle produite par l’interaction de la lumière avec la matière. L’image est multiple et variable : il y a autant d’images perçues de l’objet qu’il y a de sources lumineuses et de spectateurs, dans le temps – diachronie – et dans l’espace à un moment donné – synchronie –. L’image de l’objet que nous voyons aujourd’hui, synchronique, ne nous renseigne pas sur sa vie dans le passé, diachronique. C’est l’étude synchronique de la matérialité de l’objet qui nous renseigne sur sa vie diachronique ainsi que sur les différentes étapes synchroniques de son existence.

Méthodes d’analyse d’un objet en tant que bien culturel

Pour les méthodes d’analyses en sciences humaines, nous nous concentrons autant sur les sources écrites de la technologie artistique du passé (recettes, récits, comptes-rendus, …) que sur les sources matérielles de cette technologie (les matériaux constitutifs et les œuvres elles-mêmes).
Les méthodes d’analyses des œuvres dans le domaine des sciences exactes posent des problèmes méthodologiques spécifiques, d’ordre chronologique, liés à la mise en œuvre qui doit être prise en compte d’une manière impérative : les analyses physico-chimiques des matériaux employés par les artistes doivent tenir compte également des procédés au moment de la fabrication de l’œuvre.
Dans le cas des matériaux volatiles, nécessaires pour une bonne mise en œuvre d’un vernis dans un état liquide, par exemple, ils furent choisis par les artistes justement pour leurs qualités éphémères. En conséquence, ils ne se trouvent plus dans les œuvres analysées dans un laboratoire aujourd’hui. C’est-à-dire qu’une analyse physico-chimique va caractériser un vernis sur une seule de ses composantes : celle qui reste.
Une recherche pertinente sur la technologie de l’art se doit de tenir compte de l’ensemble des composantes d’une œuvre d’art, présentes ou disparues, lié à sa conception et sa création aussi bien qu’à sa réception et sa conservation. Elle ne doit pas se contenter d’identifier simplement celles qui sont en présence et qui sont facilement identifiables en laboratoire aujourd’hui.

Les reconstitutions : pour une histoire de l’art expérimentale 

Convaincus de leur importance pédagogique ainsi qu’épistémologique, nous avons commencé il y a huit ans à réaliser des reconstitutions d’après les recettes technologiques connues, publiées ou manuscrites.
Les recherches que nous menons sur ce thème actuellement visent à comprendre, justement, la chaîne opératoire aboutissant à un objet, en s’appuyant sur l’identification de l’ensemble de ses matériaux constitutifs, en présence ou non. La reconstitution des différentes phases de transformation des matériaux artistiques constitue un temps fort de ces recherches, car elles nous permettent d’apercevoir les étapes d’élaboration, ignorées parfois depuis des siècles, de certains de nos biens culturels.
Une fois identifiés, localisés, recensés, ces matériaux, pour la plupart naturels, peuvent nous renseigner plus amplement sur leur provenance, leurs modes de fabrication, de transformation, d’acheminement et/ou d’utilisation, autant de voies de recherche qui sont au cœur des préoccupations de l’Equipe d’accueil 4100 Histoire culturelle et sociale de l’art et du Centre de Recherche sur la Préservation des Biens Culturels.

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