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Association Geiab

dernière mise à jour : 29/10/2009

Séminaire « Institutions, Artistes et Publics au Royaume-Uni »
Geiab (Laboratoire du CIRHAC)/  équipe « Représentation » de Paris-Ouest Nanterre

 



Le projet : l’histoire culturelle et sociale de la Grande-Bretagne et l’histoire des arts visuels est selon nous interdépendante, et leur entrecroisement permet d’éclairer tant l’histoire sociale, économique ou mentale britannique, que ses pensées et ses productions plastiques. Nous avons donc privilégié une étude interdisciplinaire et transversale des arts britanniques dans les thématiques et les approches de l’association. Nous pensons que la sociologie de l’art, notamment les travaux de Howard Becker, mais également les études plus récentes de Bruno Latour permettent de mettre à jour les liens entre les conditions de création, de réception, de circulation des œuvres au sein de leurs foyers économiques, sociaux et politiques. Les séries de relations régissant les stratégies artistiques, telles que nous les avons étudiées dans la journée d’étude, affirment l’importance des relations entre les politiques culturelles des gouvernements et les impératifs muséaux, le contexte socio-politique et les orientations plastiques des praticiens, la distribution des forces économiques et les évolutions dans les géographies artistiques du pays.

Le sujet : Si l’on considère les développements les plus récents dans le champ artistique britannique, une attention et des problématiques auxquelles plusieurs des membres du groupe consacrent des perspectives de recherches contemporaines, on observe que les liens entre les institutions culturelles et le gouvernement se sont intensifiés, et théorisés sous l’injonction d’un art utile, ou l’avènement du « tournant culturel » (Stuart Hall 1997) consistant  plus globalement à placer sous l’égide de la culture la responsabilité de toute vie sociale. A cela il faudra ajouter l’arrivée d’une nouvelle muséologie, non plus autoritaire et garante d’un savoir mais inclusive, réflexive, dès les années 70, initiant la promotion et la création de nouveaux publics de l’art contemporain, autodidactes et curieux, garants également de l’obtention de nouvelles subsides et par là introduisant de nouveaux enjeux muséologiques (sous le nom du visiteurs apprentis à long terme. Tandis qu’un glissement paradigmatique portant le pays d’une économie industrielle à une société de service mime les effets s’accélérant de la globalisation, l’artiste résiste, s’adapte ou plie au sein des ces bouleversements. Il intensifie ses relations avec le conseil des arts, alors que nait le DCMS, le département de la culture des médias et du sport. En 1994, le gouvernement annexe un pourcentage de la Loterie Nationale pour financer les arts et la culture alors que le British Council et des organismes privés tels Charles Saatchi mais surtout la Société d’art contemporain forment les grandes collections d’arts britanniques contemporains.
Ces exemples d’interactions de l’artiste, de l’institution et de ses publics que nous avons repérés dans les années 80 dans nos travaux respectifs, nous aimerions les interroger dans une périodicité plus étendue, depuis le 19ième siècle à la période contemporaine. Nous privilégierons cette année l’axe institutionnel, afin de déterminer sa fonction auprès des artistes, des publics, et des collections depuis la Grande Exposition de 1851 et la création du Victoria and Albert Museum l’année suivante, jusqu’aux projets d’extension de la Tate Modern.

Nous proposons donc la création d’un séminaire mensuel pour doctorants à la rentrée 2009, sous la forme d’un partenariat entre le Geiab (laboratoire CIRHAC) et les doctorants de la nouvelle équipe « Représentation » de Paris Ouest-Nanterre.

 

Voir le rogramme du séminaire ici.

 

Contact : so.orlando@gmail.com
 

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