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Journée d'étude / Un attentat : ça change quoi ? Création artistique et scènes culturelles

dernière mise à jour : 25/10/2018

Journée d’étude / MUCEM
avec la collaboration de l'HiCSA

Un attentat : ça change  quoi ?
Création artistique et scènes culturelles
22 novembre 2018
Mucem, I2MP, Fort Saint-Jean

Sous la responsabilité de Guilda Chahverdi (Curatrice, directrice de l’Institut français d’Afghanistan (IFA) 2010-2013) et Agnès Devictor (Université Paris 1 - FRE Mondes Iranien et indien-HICSA)

Entrée libre sur inscription à i2mp@mucem.org
Mucem, I2MP, Fort Saint-Jean, Entrée 201 Quai du port, 13002 Marseille


Cette journée d’études est conçue comme une préfiguration de l’exposition «Kharmohra. Afghanistan : être artiste au-delà de l’insécurité» (titre provisoire) qui s’ouvrira au Mucem en novembre 2019. Malgré les guerres, les attentats, la peur diffuse et les menaces permanentes, des artistes afghans continuent de créer, d’exposer, de jouer, de tourner, en adaptant les formats, les modalités de diffusion, les rapports aux publics et à l’espace urbain, quand d’autres sont contraints à l’exil. Ces tensions, qu’elles soient actuelles ou qu’elles s’inscrivent dans des mémoires hantées par des violences politiques, ethniques ou religieuses, modèlent et se diffusent implicitement ou explicitement dans des œuvres. L’espace urbain, profondément marqué par une architecture de la sécurité, porte les stigmates de ces menaces. Celles-ci placent aussi les spectateurs dans un contexte rare dans l’histoire, c’est-à-dire en en faisant eux-mêmes une cible d’attentats, ce qui questionne aussi la valeur qu’ils attribuent à la fréquentation des lieux de spectacle, d’exposition ou de projection.

Si l’Afghanistan semble représenter un cas extrême par la durée du contexte guerrier et par le maintien de formes de violence qui visent notamment les créateurs et les publics, ce cas est loin d’être isolé.

Cette journée interrogera des contextes où la violence s’inscrit à la fois comme une permanence et comme un jaillissement soudain de barbarie qui a des effets sur des formes artistiques et des pratiques culturelles, et où la peur est à la fois moteur et frein à la création. Elle prendra le risque d’élargir ces questionnements à des contextes historiques et géographique variés, de l’Algérie des années noires à Sarajevo durant le siège à la Palestine, l’Irak, jusqu’à la Syrie aujourd’hui. Cette journée réunira des artistes, des acteurs et animateurs des scènes artistiques et culturelles qui ont été soumis à ce fort climat d’insécurité et à ces formes de violence ainsi que des chercheurs et des critiques d’art.

Il ne s’agit pas de définir des lois ni d’énoncer des généralités dans un temps imparti très bref, mais de faire dialoguer des réponses individuelles et collectives face à des contextes spécifiques.

Programme


9h00 / Accueil des participants
9h30 / Mot de bienvenue Jean-François Chougnet (Président du MUCEM) et Yolande Padilla (Chargée de la coopération internationale recherche, enseignement et formation, MUCEM)
9h40 / Introduction Guilda Chahverdi (Curatrice, directrice de l’Institut français d’Afghanistan (IFA) 2010-2013) et Agnès Devictor (Université Paris 1 - FRE Mondes Iranien et indien-HICSA)

Présidente de séance : Caecilia Pieri (Chercheuse associée, Ifpo-Beyrouth)

10h00 / Et si je n’aimais pas le jus de grenade ? L’art, la guerre, et le fantôme d’Edward Saïd en Afghanistan, Aman Mojadidi (Curateur, artiste plasticien).
10h20 / La vie à travers une combinaison anti-bombe à Bagdad, Hussein Adil (Artiste plasticien)
10h40 /Débat

Pause

Président de séance : Pascal Hanse (Conseiller de coopération et d’action culturelle - Directeur de l’Institut français régional du Soudan)

11h30 / Des solutions inattendues, Haris Pasovic (Directeur du East West Centre Sarajevo et directeur artistique de Mittelfest, Cividade, Italie)
11h50 / Extrait du film True Warriors (N. Schenck et Ronja von Wurmb-Seibel, 2017), centré sur l’attentat commis le 11 décembre 2014 sur la scène de l’IFA durant la représentation Battements du cœur, le silence après l’explosion interprété par la compagnie Azdar ; témoignage de Mohammad Qais Hatefi (Chargé des relations publiques de l’IFA de 2011-2015)

12h10 / L’Institut français d’Afghanistan après l’attentat suicide : maintenir des espaces artistiques, culturels et d’échanges malgré les risques sécuritaires (2010-2018), Guilda Chahverdi (Directrice de l’IFA 2010-2013) et Mohammad Mehdi Zafari (Directeur délégué de l’IFA : 2017)
12h30 / Débat

Pause

Présidents de séance : Jean Cristofol (Professeur à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence ESAAix, antiAtlas des Frontières, PRISM -AMU-CNRS) et Anna Dezeuze (Professeure d’Histoire de l’art, Bureau des Positions, Beaux Arts de Marseille ESADMM)

14h20 / Créer et enseigner l’art en Afghanistan, Abdul Wahab Mohmand (Artiste plasticien, enseignant à la Faculté des Beaux-arts de Kaboul et consultant pour Fondation culturelle Turquoise Mountain)
14h40 / Faire du théâtre documentaire, entre printemps syrien et migration, Simon Dubois (Doctorant, IREMAM AMU/CNRS)
15h00 / Débat

Pause

Présidente de séance : Marie-Hélène Poggi (UAPV, Équipe Culture & Communication, Centre Norbert Elias - UMR8562)

15h50 / Le silence des peintres, le bruit des rockers dans l’Algérie des années 90, Nadira Laggoune (Commissaire d’exposition, critique d’art, enseignante-chercheure à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts d’Alger)
16h10 / L’art et la cité sous tension à Gaza, Marion Slitine (Docteure en anthropologie, enseignante-chercheure /ATER, EHESS)
16h30 / Débat

17h00 / Conclusion Agnès Devictor (Université Paris 1 - FRE Mondes Iranien et indien-HICSA)

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