séminaires  Fabrique de l'art, fabrique de l'histoire de l'art  Quelle actualité pour la « critique institutionnelle » aujourd’hui ? 2013 - 2014  

Séminaire doctoral et post-doctoral / Quelle actualité pour la « critique institutionnelle » aujourd’hui ? / 2013-2014

dernière mise à jour : 23/05/2014

Quelle actualité pour la « critique institutionnelle » aujourd’hui ?

Séminaire organisé par Katia Schneller et Vanessa Théodoropoulou, membres associés de l’HiCSA
en collaboration avec l'ESBA Talm, et l'ESAD Grenoble-Valance


Le séminaire de cette année poursuit la réflexion menée depuis un an dans le cadre du projet de recherche « Fabriques de l’art, Fabriques de l’histoire de l’art », et lors des deux journées d’étude organisées en octobre 2012 à l’Esba de Tours. Il s’agira ainsi de se pencher sur la manière dont les artistes défient, manipulent ou jouent depuis les années 1990 avec les discours historiographiques canoniques et les institutions qui la produisent, et plus précisément d'étudier les structures ou dispositifs plastiques mis en place à cette fin (« institutions » de tout genre, de l’école ou académie à l’agence et au musée, et de l’archive à la bibliothèque). Nous tenterons d’analyser leurs discours (ou récits), leurs stratégies d’intervention, d’inclusion ou de négociation, leur visibilité. 

Chaque séance du séminaire portera sur des cas d’étude qui mettent en lumière différentes facettes de la question. Les années 1990 ont été marquées par la chute du mur de Berlin et l’entrée des scènes artistiques de l’ex-Europe de l’Est dans le monde artistique globalisé. Durant cette décennie sont également apparus sur la scène artistique internationale une série de collectifs qui, ayant hérité de l’esprit critique des années 1970, ont cherché à le poursuivre sur de nouvelles bases (vis-à-vis du fonctionnement de l’institution et sa manière d’inclure ou exclure des pratiques « immatérielles », de l’économie de l’art etc.), tandis que l’activisme type tactical media, le féminisme ou post-féminisme ont connu un nouvel essor. Enfin c’est à ce moment là que des artistes et curateurs comme Jeremy Deller ont commencé à manifester un intérêt renouvelé pour des pratiques sortant du champ artistique « moderniste » et incluant toutes sortes de pratiques « populaires » rassemblées sous le terme de « folk ».

Notre interrogation se portera, en résonance avec ces différents éléments, sur les « institutions alternatives » que des artistes ont fait apparaître au cours de ces dernières décennies dans le monde de l’art. Comment les artistes qui en sont à l’origine ont-ils négocié et continuent-ils à négocier leur existence avec les musées, le marché, avec les grandes manifestations artistiques de la scène globalisée (Biennales, expositions thématiques etc.) dont ils ne désirent pas toujours se priver ? Comment s’emparent-ils du discours historiographique moderniste, et quel type de discours produisent-ils ? Quel est enfin le potentiel critique de ces structures et la nature de leur « économie » réelle ? 

Les séances auront lieu en salle ADV, de 16h00 à 18h00, les vendredis suivants :

→ 18 octobre 2013
→ 13 décembre 2013
→ 7 mars 2014
→ 4 avril 2014
→ 18 avril 2014
→ 23 mai 2014

 

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