séminaires  Les Rencontres de la cinémathèque universitaire  

Cycle de projections / Les Rencontres de la Cinémathèque universiatire / 2015 - 2016

dernière mise à jour : 29/02/2016

LES RENCONTRES DE LA CINÉMATHÈQUE UNIVERSITAIRE

Co-organisation : IRCAV (Paris 3) et HiCSA (Paris 1)

Séance mercredi 10 février, 17h00 - 20h00 (Auditorium de l'INHA)

Projection de la deuxième partie d'Ivan Le Terrible (1946) de Sergueï M. Eisenstein suivie d'une intervention de Massimo Olivero.

La deuxième partie d’Ivan le terrible, achevée en 1946 mais immédiatement interdite et sortie seulement en 1958, concentre la plupart des conquêtes esthétiques et théoriques de la recherche cinématographique conduite par son réalisateur, Sergueï Eisenstein. Cette projection sera l’occasion de revenir sur certains aspects du film, notamment sur les solutions formelles extatiques utilisées (les gros plans, la profondeur de champ, le passage du noir et blanc à la couleur, les variations antinaturalistes de l’éclairage), les symbolismes employés qui renvoient aux recherches anthropologiques sur les peuples « primitifs », les obsessions pour les figures androgynes. Il s'agira de revenir plus particulièrement sur le traitement ambigu de l’histoire de la Russie (ancienne et contemporaine) et de mettre en évidence les nombreux défis esthétiques et politiques qu’Eisenstein lance à celui qui était censé être célébré à travers le personnage d’Ivan, c’est-à-dire Staline.

Massimo Olivero est docteur en études cinématographiques à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Il est l'auteur d'une thèse intitulé « Figures de l'extase. Une esthétique des limites de la représentation filmique de Sergueï M. Eisenstein à Orson Welles » réalisée sous la direction de Jean-Loup Bourget. Ce travail traite du concept eisensteinien d’extase de la représentation, affronte ses implications philosophiques (Aristote, Hegel, Bataille), psychologiques et anthropologiques (Ferenczi, Lévy-Bruhl, Vygotski), et l'utilise comme critère herméneutique pour interpréter l’œuvre filmique de Walt Disney, King Vidor, Josef von Sternberg et Orson Welles.

Ses recherches principales portent sur la question de la mimesis cinématographique, des ses possibilités et ses limites dans le traitement des émotions et de l'excès formel, notamment dans les avant-gardes historiques (Dziga Vertov, Abel Gance, Jean Epstein), le cinéma classique hollywoodien (David W. Griffith, Erich von Stroheim, John Ford), et l'Underground américain et italien (Paul Sharits, Ernie Gehr, Aldo Tambellini). Il prépare avec Ada Ackerman et Luka Arsenjuk le livre « Reading with Eisenstein » chez Caboose, Montreal. Il enseigne à l’Université Paris 3 l'histoire des théories du cinéma et de l'audiovisuel.

Information pratiques :

Galerie Colbert, 2, rue Vivienne, Paris 2ème

Métro : Bourse (L3), Pyramides (L14), ou Palais-Royal (L1, L7)
 

bmai 2018a
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31