Labex CAP  Ateliers  Février 2012  

Atelier février 2012

dernière mise à jour : 30/05/2013

Atelier inaugural
 

Les premières rencontres des partenaires du labEx CAP ont eu lieu les 10 et 11 février 2012. Elles ont été organisées autour des 3 axes de recherche essentiels du labEx, à savoir :

Création, invention, innovation (posters)

Patrimoine et patrimonialisation (posters)

Arts, Industrie, Prospective (posters)

Ces journées ont pris la forme de communications et débats, structurés par des tables rondes ainsi que d’une exposition de Posters (Formats A0 et A1), relatifs à chaque axe et présentant de manière succincte les grandes lignes de la recherche réalisée par les différents acteurs scientifiques au sein de chaque unité/laboratoire/institution partenaires.
 



Session « Créer, inventer, innover »
Coordinateur : Jean-Marie Schaeffer

Table ronde Dispositifs et processus
Partenaires Labex : CRIA, CRAL (EHESS/CNRS), HiCSA (Paris 1), musée du quai Branly, Ensalpv, Cnam ; Partenaires associés hors Labex : Institut Jean-Nicod (EHESS/CNRS), Théâtre des Bernardins, Marseille 2013, European Network of Narratology, Fondation Royaumont.
Posters : Dispositifs de production et pratiques du jeu (CRIA, Fondation Royaumont, Théâtre des Bernardins Marseille) ; Le geste, l’émotion et l’intention dans la calligraphie chinoise (CRAL-Institut Nicod) ; Filmer le Regard (CRAL) ; L’art du récit : aspects narratologiques, cognitifs et sociaux (CRAL, European Network of Narratology) ; Les processus de création dans le domaine de l’architecture. Changements d’échelles, changements de pratiques (HiCSA) ; Le corps de la création (HiCSA) ; Processus de création et de conception, transmission, milieux (ENSAPLV, Cnam) ; Temporalités de l’oeuvre d’art visuel : le temps de la création comme motif de la création (HiCSA).

Participants : Pierre Judet de la Combe, Denis Laborde, Yolaine Escande, Pierre Wat/E. Jollet/Pascal Rousseau, Thierry Lalot, Catherine Méneux/E. Pernoud, Stéphane Breton/JC Penrad, Antonella Tufano…

Table ronde Modes opératoires, usages institutionnalisations et valeurs
Modérateur : Michael Werner
Partenaires Labex : IIAC-LAHIC, CRIA, HiCSA, CRAL ; Partenaires hors Labex : Institut Jean Nicod.
Posters : Espaces de perception et d’interprétation (CRIA) ; L’expérience esthétique : attractivité esthétique, fonctionnalité et cognition (CRAL) ; L’autre de l’art (IIAC-LAHIC) ; L’art de la cuisine : artification et patrimonialisation du culinaire (HiCSA), Art et valeur (CRAL)

Participants : Karine Le Bail, Agnès Levitte/JM Schaeffer, Daniel Fabre, Nathalie Heinich, Frédérique Desbuissons…

Table ronde Histoire culturelle et mutations actuelles de la création artistique
Partenaires Labex : Ircam, CRAL-CEHTA (EHESS-CNRS), Centre Pompidou, musée du quai Branly ; Partenaires hors Labex: Dahlem School of Humanities (FUB), Fonds Ricoeur, Biblioteca Leonardiana (Vinci), Département de philosophie du Haut-Collège en économie de Moscou ; Centre de recherche sur la pensée russe du département de philosophie de l’Université de Ruhr (Bochum)
Posters : Art et mondialisation (HiCSA, CRAL, Centre Pompidou, musée du quai Branly); Art contemporain et temps de l’histoire (CEHTA-CRAL) ; Littérature et démocratie (CRAL) ; Musiques savantes et populaires contemporaines : fabrique des oeuvres et régimes d’autorité (IRCAM, CRAL); Théorie et science de l’art à l’époque contemporaine, entre traditions et innovations (CRAL) ; L’obsession du procès dans l’art des années 20 en Allemagne (HiCSA) ; Histoire, évolution, récit : les modélisations des régimes de temporalité historique des arts (CRAL, Dahlem School of Humanities (FUB), European Network of Narratology, Fonds Ricoeur)

Table ronde : Catherine Grenier, Philippe Dagen, Anne-Christine Taylor, Denis Vidal/Yolaine Escande, Giovanni Careri, Philippe Roussin, Nicolas Donin/E. Olivier, Catherine Wermester, N. Podzemskaia…


Présentation de la ressource numérique « Wikicreation » (ressource numérique commune)
 



Session « Patrimoine et patrimonialisation »
Coordinateur : Jean-Philippe Garric

Table ronde Institutions – narrations
Responsable : Dominique Poulot
Recherches sur les dimensions institutionnelles des phénomènes de patrimonialisation ou des mutations culturelles dans le domaine du patrimoine, qu’elles s’inscrivent dans une perspective historique ou se propose d’interroger les enjeux contemporains. Il s’agit de réfléchir à l’incidence de la transformation actuelle du paysage institutionnel sur l’évolution des notions et des pratiques qui concernent les domaines du patrimoine et de la patrimonialisation. Cette réflexion prendra en compte à la fois le contexte national et le contexte international, les institutions publiques comme les initiatives privées ou les organisations non gouvernementales. Elle portera aussi bien sur la façon dont ces mutations induisent des approches nouvelles de corpus patrimoniaux déjà constitués, que sur la manière dont elles accompagnent le développement de nouveaux champs du patrimoine et permettent des pratiques différentes induisant de nouvelles formes de patrimonialisation. Un tel regard sur les moyens dont se dotent nos sociétés pour assurer la conservation et la transmission de leurs patrimoines permettra de poser la question des politiques actuelles en la matière et de leurs perspectives.

Table ronde Reproduction – outils
Responsable : Elisabeth Parinet
Recherches sur les entreprises et les politiques de reproductions (par le dessin, la photographie, le livre, le moulage, le numérique) qui assurent la conservation et la divulgation des patrimoines tout en constituant des outils pour la transmission et l’enseignement. Le phénomène de patrimonialisation ne se limite pas à l’identification et à la protection de biens. Il implique aussi la transformation de leur statut et de leur rôle pour la société, notamment par la création raisonnée de collections ou de séries d’objets patrimoniaux et par la production d’outils susceptibles de contribuer à l’enseignement, à la transmission, ou à la diffusion de contenus culturels. Si les premières étapes en sont les inventaires et les catalogues, la médiatisation du patrimoine entretient un rapport étroit avec les démarches relevant de la sauvegarde et de la protection des objets, ou des données immatérielles, qu’elle se fasse par le biais d’expositions, désormais réelles ou virtuelles, de publications, papier ou en ligne, de livres ou de ressources documentaires. En favorisant notamment l’accès à des corpus visuels ou sonores, internet et les nouveaux outils numériques donnent une nouvelle et puissante dynamique à cette dimension de création culturelle.

Table ronde Acculturation – traitement matériel
Responsable : Thierry Lalot
Recherches sur les incidences réciproques entre les traitements matériels des objets ou des patrimoines immatériels et les démarches d’acculturation ou de transferts de bien patrimoniaux ou de pratiques patrimoniales. La restauration est l’un des moments clés du processus de patrimonialisation. L’une des caractéristiques partagées des nouveaux corpus patrimoniaux, qu’il s’agisse d’art contemporain, de photographie, de patrimoine scientifique et technique, ou d’objets issus de cultures extra-européennes, est de poser de nouveaux défis aux restaurateurs, défis qui induisent non seulement de nouvelles réponses techniques ou de nouveaux savoir‐faire, mais aussi une évolution des doctrines et des principes mis en œuvre. Le souci de conserver des objets techniques en état de fonctionnement, en dépit de l’obsolescence rapide de leurs composants, mais aussi la nécessité de prendre en compte la réalité de multiples fruits d’une production en série, mécanique ou numérique, des objets ou des œuvres en sont deux principaux aspects.

 



Session « Arts, Industrie, Prospective »

Les deux axes originels « Enjeux » et « Prospective » ont été rassemblés, pour les Ateliers CAP, sous le titre « Arts, industrie, prospective ». Les trois tables rondes ont été préparées par un groupe constitué au fil des mois par des chercheurs issus de l’HICSA, du IIAC, Anthropologie de l’écriture (EHESS), du CEDRIC et du DICEN (CNAM), de l’INHA, du GERPHAU, du LCPI (ENSAM), du musée des Arts Décoratifs, du musée des Arts et Métiers, de l’ENSCI. Les discussions se sont organisées autour de trois thèmes :

Table ronde Arts, innovation, industries
Coordination : Patricia Falguières
Partenaires LabEx : INHA, EHESS, Musée des Arts Décoratifs, ENSCI
Patricia Falguières (EHESS, CESPRA, Philippe Sénéchal (INHA), Daniela Gallo (UPMF, EHESS, Odile Nouvel le musée des Arts Décoratifs, et Sophie Pène (ENSCI). Une réticence française pèse, de longue date, sur les enquêtes qui se donnent pour objet matériaux et procès de production. La technè aristotélicienne a, au fil des siècles, abrité ces thématiques parce qu’elle constituait une voie médiane entre théorie et pratique : la voie du produire. C’était la voie des arts. Plus qu’ailleurs, elle a été, en France, mise au rancart par la science moderne. Cette disqualification pèse lourdement sur notre appréhension des relations de l’art et des arts, de l’art et du design, de l’art et de l’industrie, comme elle obscurcit la dynamique de l’invention.
Repenser la technè à l’heure où l’innovation industrielle impose de nouvelles approches du matériau et des usages, peut être une source de renouvellement pour l’histoire et la théorie de l’art ( le précédent de l’histoire viennoise de l’art au début du XXe siècle en témoigne) autant que pour ceux, ingénieurs, designers, architectes, informaticiens, qui sont engagés dans la dynamique de l’invention.
L’atonie de la recherche dans cette zone indécise située entre histoire des arts, industrie et histoire des sciences, entre philosophie et sciences de l’ingénieur, contraste avec le dynamisme qui se manifeste aujourd’hui à l’échelle internationale : on y voit fleurir des programmes de recherche ambitieux autant qu’interdisciplinaires qui revisitent un ordre de questions suscitées, au milieu du XIXe siècle par l’Exposition Universelle de Crystal Palace (la distinction art /industrie, artisanat / industrie, art / artisanat, etc.) et placent le matériau au centre de leur approche : « An Iconology of the Textile and Architecture » à l’université de Zurich, « Craft », le programme de Graduate Studies du Victoria and Albert Museum (Londres), « The Clever Object » ou « The Material Life of Things », au Courtauld Institute (Londres), « The Maker’s Knowledge Tradition » (Institut Max Planck pour l’histoire des sciences, Berlin)… Dans ce réseau international en cours de constitution il est urgent d’inscrire les problématiques travaillées par un réseau de chercheurs français pour l’heure embryonnaire.
Etat de l’art / Depuis janvier 2011 un séminaire associant chercheurs de l’INHA, de l’EHESS, de l’ENSCI, ingénieurs du CNAM, conservateurs du Musée des Arts Décoratifs et de la Manufacture de Sèvres, designers, juristes et universitaires, se tient le premier jeudi de chaque mois au Musée des Arts Décoratifs. Il a pour enjeu de défricher un territoire de recherche peu fréquenté en France en organisant la convergence de métiers, de démarches et de traditions de recherche jusqu’ici parallèles, de dresser un bilan des recherches menées à l’échelle internationale, d’insérer ses chantiers dans les circuits internationaux.


Table ronde Anthropologie de la collection
Coordination : Odile Nouvel (Musée des Arts Décoratifs, ENSCI, EHESS - Anthropologie de l’écriture­­­ - IIAC, CNAM - CEDRIC)
Les musées sont le résultat de multiples choix opérés au cours de processus de décisions successives. La mission de tout musée est de transmettre un savoir à travers des œuvres qui témoignent d’un passé révolu, ou d’une séquence du présent destiné à devenir passé à transmettre à son tour.
Pour parvenir à ce statut de lieu de transmission d’un savoir idéalisé, qui serait le Tout d’une des facettes d’une culture, (beaux-arts, ou arts décoratifs, ou inventions techniques, ou armée, etc…), les conservateurs procèdent à des choix et de ce fait ne transmettent qu’une partie très fragmentaire du savoir dont ils sont dépositaires.
 


Table ronde Donner forme au futur
Coordination : Béatrice Fraenkel, Antonella Tufano, Sophie Pène, (EHESS-IIAC-Anthropologie de l’écriture, ENSCI, GERPHAU)
Notre projet se rattache à la question sur laquelle se clôt le document scientifique du labex: en quoi les pratiques créatives éclairent-elles la question du futur, telle qu’elle se pose à notre époque, et telle qu’elle se pose aux sciences sociales, invitées de plus en plus expressément à répondre soit à une demande d’innovation, soit à une demande prospective ?
La question de la création a en effet pénétré l’ensemble des sciences sociales, selon des formes diverses qui vont du discours sur la nécessité d’être innovant, à des questions plus inattendues, sur l’invention du futur, et même sur la capacité prospective des sciences sociales. Paradoxalement, c’est parce qu’elles sont des pratiques de la description qu’elles se trouvent investies de capacités prospectives, ce qui n’est pas sans poser d’importantes questions épistémologiques. Il se trouve que les liens créés par le Labex entre des disciplines différentes élargissent considérablement les moyens théoriques et empiriques d’aborder la création comme une question artistique, industrielle et sociale.
L’anthropologie fait partie des disciplines sollicitées aujourd’hui par la réflexion générale sur la transformation et la réinvention de nos sociétés. On voit s’ouvrir le champ de l’anthropologie du futur qui introduit la prospective comme une capacité des sciences sociales (Appadurai, 2007). Dans ce cadre, l’intérêt de l’anthropologie pour la création se manifeste par des recherches sur les archives de la création, sur l’observation de pratiques créatives et des formes de collaboration entre arts en industries, sur l’interprétation de ces données avec une perspective projective :

- Les archives de la création (dossiers d’œuvres, carnets de croquis) apportent des éléments formels (dessins, maquettes, prototypes) sur les étapes qui mènent d’objets connus à des objets nouveaux, et donnent accès aux différents régimes qui mêlent présent et futur, certain et potentiel, réel et projeté.
- Des évènements culturels (fondations d’institutions, fondations artistiques, festivals) documentent un discours contemporain sur la prospective (discours d’anticipation, projection sur le monde à venir).
- L’anthropologie elle-même, en tant que discipline saisie par la question de la création, trouve des points de référence dans cette confrontation avec les disciplines créatives.

- Selon le postulat que la possibilité de l’innovation est associée à l’expérience de la matière, nous faisons l’hypothèse que le traitement par les artistes contemporains de certaines matières nouvelles (la matière digitale, les matières issues du biomimétisme, les smarts textiles, ou nanomatériaux) est une ressource pour observer des processus anticipateurs de nouvelles industries, nées dans les Fablabs et Hackerspaces investis par les artistes.

Ces thèmes mettent dans une étonnante actualité la relation entre patrimoines et création, histoire et futur. Ils justifient l’ambition de repenser les relations entre création et conception du futur. C’est-à-dire de penser comment s’articulent aujourd’hui économie, politique et création.
Nous proposons de déployer une série d’opérations de recherche afin de structurer un domaine de recherche encore dans les limbes.


 

bnov. 2017a
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30