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Actes colloque / La double vie de Kieslowski

dernière mise à jour : 16/10/2017

Actes colloque franco-polonais

 

La double vie de Kieslowski

organisé le 1e - 2 avril 2016

sous la direction scientifique d'Ania Szczepanska et de Tadeusz Lubelski

Pour citer cet ouvrage :
Tadeusz Lubelski, Ania Szczepanska (dir.), La double vie de Kieslowski, Actes du colloque franco-polonais organisé les 1er et 2 avril 2016, Paris, Site de I'HiCSA, mis en ligne le 30 septembre 2017.
 


Lorsque la France le découvre à la fin des années 1970 grâce à la revue Positif, Kieslowski représente d’abord la jeune génération de cinéastes polonais dits « de l’inquiétude morale ». Comme Polanski et Wajda, il a été formé à la célèbre école de cinéma de Łódz et ses films ont l’attrait d’un cinéma pauvre et tranchant venu de l’Est. A la fin des années 1980, le choc cinématographique de Tu ne tueras point à Cannes lui ouvre une carrière fulgurante en France — avec La Double vie de Véronique (1991) puis la trilogie Bleu, Blanc, Rouge (1993-94). A peine deux ans plus tard, à l’âge de 55 ans, il décide d’arrêter brutalement sa carrière, parce que
« la vie, c’est tout autre chose que le cinéma ». Cette même année, il meurt d’une opération cardiaque ratée, dans un de ces hôpitaux mal équipés de Varsovie qu’il avait filmés en tant que jeune documentariste.

Le 20e anniversaire du décès de Kieslowski nous donne l’occasion de confronter les travaux des chercheurs français et polonais, à l’échelle de toute sa filmographie : de ses films documentaires qui nous plongent dans les failles aux teintes glauques de la société communiste polonaise, vers ses films de fiction, qui glissent progressivement vers un cinéma de l’intime ou du mystère incarné. Ce colloque franco-polonais trace également les frontières de nouveaux territoires d’analyse et d’interprétation auxquels nous confronte aujourd’hui l’oeuvre du cinéaste: la qualité télévisuelle, l’anthropologie du geste ou encore la constitution et la diffusion de ses fonds d’archives. Enfin, une table ronde professionnelle réunit ses anciens collaborateurs : le chef opérateur Jacek Petrycki, la monteuse Urszula Lesiak, ainsi que l’acteur et réalisateur Juliusz Machulski. Leurs interventions permettent de comparer les méthodes de travail de Kieslowski en Pologne et en France.

Ania Szczepanska

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Sommaire

Tadeusz Lubelski
Introduction


 

Chapitre I / Les dramaturgies du réel

Après les larmes documentaires, la fiction

Mikołaj Jazdon    
Entre  «  poésie  du  concret  »  et  «  dramaturgie  de  la  réalité  »  :  le  cinéma documentaire de Krzysztof Kieślowski

Tadeusz Lubelski

L’Amateur : une version améliorée de Premier amour

Marcin Maron
La  vérité  et  les  limites  du  réalisme.  La  poétique  des  films  de  Krzysztof Kieślowski dans les années 1970

 

 

L'éthique à l'oeuvre

Agnieszka Kulig
L’éthique « sans fin » dans l’œuvre de Kieślowski

Olivier Beuvelet
L’image-fente : de l’expérience esthétique à l’émancipation éthique dans Le Décalogue
 

Interlude

Ada Minge
Du plateau à la salle de montage. Synthèse des interventions d’Urszula Lesiak, Jacek Petrycki, Juliusz Machulski et Véronique Campan

 

Chapitre II / Changer d'axe : les territoires de Kieślowski

En quête de publics et de sources

Ania Szczepanska
A l’écoute d’une archive censurée : plaidoyer pour une télévision « intime et sincère »

Alain Martin
Le Paris de Kieślowski ou l’expérience d’un passeur

Corps et télévision

Véronique Campan
Krzysztof Kieślowski ou l’effusion sensible

Mathieu Lericq
Le cinéma de Krzysztof Kieślowski (1966-1988) : une expérience politique de l’intime

Monika Talarczyk-Gubała
Le Décalogue de Krzysztof Kieślowski, à la lumière des études contemporaines sur la télévision de qualité

Ania Szczepanska
Conclusion


Bibliographie/Filmographie
 

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