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Actes journées d'étude / Voir, ne pas voir. Les expositions en question

dernière mise à jour : 03/06/2016

Journées d’étude 4 – 5 juin 2012, INHA

VOIR, NE PAS VOIR. LES EXPOSITIONS EN QUESTION
 

Marie Gispert – Maureen Murphy
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - HICSA


Ces journées d’étude proposent de questionner l’impact des stratégies de choix, conscientes, mais aussi inconscientes, à l’oeuvre dans la réalisation d’une exposition. Quelles conséquences dans la connaissance et la réception de l’œuvre d’un art, d’un artiste ou d’un groupe d’artistes ces stratégies ont-elle eues ? Absence, perception tronquée, rapprochements entre des œuvres en réalité très différentes, ces choix ont pu être à l’origine d’importants malentendus mais aussi d’approches nouvelles et originales.
Ce sont ces modalités de choix, et leurs conséquences, que nous nous proposons d’étudier. L’exposition peut tout d’abord n’avoir jamais eu lieu, et le choix est alors de ne pas montrer. Comment, dès lors, travailler sur une absence, et quel est alors le rôle de l’historien d’art face aux documents d’archives ? L’exposition participant d’une stratégie de légitimation d’un art. un moment donné, quel impact le fait de retenir telle œuvre au détriment d’une autre a-t-il sur la perception de l’art en question ? Quels sont les acteurs qui ont alors fait ces choix, et pourquoi ? Ce choix est-il personnel ou institutionnel ? Relève-t-il de raisons artistiques, économiques, politiques ? Quelle image d’un art ou d’un artiste veut-on alors donner, et l’exposition a-t-elle eu l’impact escompté ? On mettra également l’accent sur les questions méthodologiques à l’œuvre dans la constitution de la mémoire des expositions, à l’heure où l’usage des courriers électroniques tend à modifier en profondeur la nature même des archives réunies à l’attention des futurs historiens. En ce sens, les réflexions d’acteurs culturels sur leur propre pratique contemporaine sont les bienvenues. Pour ces premières journées d’étude, on choisit une large perspective afin de pouvoir confronter, méthodologiquement et dans leurs résultats, des cas divers. On s’intéresse aussi bien à l’art français qu’à l’art étranger, y compris extra-occidental, des années 1920 à nos jours.

Sommaire

 

Introduction  par Marie Gispert et Maureen Murphy



I/ Choisir pour l’étranger

Anne-Sophie Aguilar (Université Paris 1)
ENJEUX ESTHÉTIQUES ET POLITIQUES DE LA REPRÉSENTATION DE L’ART FRANÇAIS À L’ÉTRANGER AU DÉBUT DU XXE SIÈCLE. LE CAS DE LA XI. INTERNATIONALEN KUNSTAUSSTELLUNG DE MUNICH, 1913

Cécilia Braschi (Université Paris 1)
LA PARTICIPATION FRANÇAISE À LA PREMIÈRE BIENNALE DE SÃO PAULO (1951) UNE PAGE D’HISTOIRE ET D’HISTORIOGRAPHIE DE L’ART, ENTRE L’AMÉRIQUE LATINE ET L’EUROPE

Mathilde Arnoux
(Centre allemand d’histoire de l’art)
PRÉSENCES POLONAISES, CENTRE GEORGES POMPIDOU, 1983. SINGULARITÉ CULTURELLE ET ARTISTIQUE DANS UN MONDE BIPOLAIRE
 

II / Ce que le choix fait au medium

Laurence Schmidlin (Université de Genève)
EXPOSER LE DESSIN POUR EN CIRCONSCRIRE SA DÉFINITION. UN EXEMPLE NEW-YORKAIS, 1973-1979

Hugo Daniel (Université Paris 1)
LA DOCUMENTA III DE 1964 ET L’EXPOSITION DE DESSINS. ENTRE AFFIRMATION D’UNE AUTONOMIE ET PROJET HISTORIOGRAPHIQUE

Eléonore Challine
(Université Paris 1)
LES RÉTROSPECTIVES DE PHOTOGRAPHIES EN FRANCE, ENTRE HISTOIRE TECHNIQUE ET GOÛT DES IMAGES ANCIENNES (1925-1939)

Ariane Pollet
(Université de Lausanne)
LA FACE CACHÉE D’UN DÉPARTEMENT : LA PHOTOGRAPHIE AU MOMA (1940-1947)
 

III/ Voir « après coup » : pour une historiographie critique

Marie Gispert (Université Paris I)
TRAVAILLER SUR DES « NON-EXPOSITIONS » : L’IMPOSSIBLE EXPOSITION D’ART ALLEMAND EN FRANCE DANS L’ENTRE-DEUX-GUERRES

Hélène Trespeuch
(Université Montpellier 3)
TROP VOIR, MAL VOIR : LES DIFFICULTÉS D’UNE ENTREPRISE DE RÉHABILITATION

Malick Ndiaye
(chercheur associé Labex CAP)
MAGICIENS DE LA TERRE DEVANT LES MODERNITÉS AFRICAINES : STRATÉGIES CURATORIALES ET MONDIALISATIONS ARTISTIQUES

Maureen Murphy
(Université Paris I)
PRIMITIVISMES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI : L'IMPACT DES CHOIX DANS L'ÉCRITURE DE L'HISTOIRE DE L'ART CONTEMPORAIN AFRICAIN
 

IV/ Voir, donner à voir, tout voir : la pratique réflexive des commissaires d’exposition

Rémi Parcollet (chercheur associé Labex CAP)
DIALOGUE ENTRE LE COMMISSAIRE D’EXPOSITION HARALD SZEEMANN ET LE PHOTOGRAPHE BALTHASAR BURKHARD : LA VUE D’EXPOSITION COMME OUTIL CURATORIAL.

Gaëlle Beaujean-Baltzer
(Musée du Quai Branly)
VERS L’AFRIQUE, AU RYTHME D’UNE PROMENADE
 

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